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  • Divorce et réseaux sociaux : 5 choses à éviter pendant le divorce

    Divorce et réseaux sociaux : 5 choses à éviter pendant le divorce

    Ces dernières années, avec l’utilisation croissante des plateformes de réseaux sociaux telles que Facebook, Snapchat et Instagram, les activités des personnes mariées sur ces sites sont devenues une cause de divorce ou ont servie de preuve dans le cadre de divorce.

    Une étude publiée dans « the Journal of Cyberpsychology, Behavior and Social Networking » a révélé que les personnes qui utilisent Facebook plus d'une heure par jour ont plus de risques de « connaître des conflits liés à Facebook avec leurs conjoints ». L'étude a été réalisée par des doctorants de l’École de journalisme de l'Université de Missouri, Université d'Hawaï à Hilo et Université St. Mary's de San Antonio. Due à l’hyper-connectivité permise par les réseaux sociaux, les personnes en couple sont en mesure de renouer avec leurs anciens partenaires et ainsi de tromper physiquement ou même émotionnellement leur partenaire. Les réseaux sociaux permettent aussi de fouiller et trouver des informations qui engendrent jalousie et instabilité dans une relation.

    En outre et surtout, les publications sur les réseaux sociaux peuvent être utilisées contre vous dans une procédure de divorce. Un sondage réalisé en 2010 par l’Association américaine des avocats du mariage a montré que les deux tiers des avocats américains utilisent Facebook comme principale source de preuve dans les affaires de divorce.

    Voici 5 illustrations de preuves que les avocats peuvent rassembler sur les réseaux sociaux et utiliser contre vous.

    1. Photos compromettantes de soirées alcoolisées

    La garde des enfants est l’une des questions les plus controversées en matière de divorce. En Californie, la détermination de la garde et la fréquence à laquelle le parent non gardien peut voir l'enfant dépend de « l'intérêt supérieur de l'enfant ». Naturellement, la Cour examine les éléments de preuve relatifs aux compétences parentales de chaque partie. Bien que toutes les preuves préjudiciables ne soient pas recevables, les preuves relatives au style de vie festif d’un parent peuvent être déterminantes si, par exemple, le parent a l’enfant sous sa garde et publie parallèlement des photos de soirées arrosées. Si vous envisagez de divorcer, il est préférable d'éviter les réseaux sociaux, à moins que cela vous serve de tremplin pour mettre en avant vos compétences parentales hors normes.

    2. Identification ou marquage alors que le parent est censé être avec l'enfant

    Beaucoup ont pris pour habitude de s’identifier dans des endroits agréables et montrer ainsi quelle superbe vie ils ont. Par ailleurs, de plus en plus fréquemment, amis et connaissances nous taguent sur des photos ou à des check-ins à notre insu et souvent sans notre consentement. Cela peut également nuire à vos intérêts dans le cadre de dispute concernant la garde d’enfant. Imaginez avoir la garde de votre enfant pendant le week-end et que vos amis vous invite dans un restaurant ou un bar et publient les photos de vos boissons. On peut alors se poser la question suivante : si vous êtes si impatient d’accueillir votre enfant le week-end, pourquoi faites-vous la fête ? Il serait sage de dire à vos amis de ne pas vous taguer sans vous le demander au préalable ou de configurer vos réseaux sociaux (quand cette option est possible) de sorte à ce qu’il ne soit pas possible de vous identifier quelque part sans votre accord.

    3. Postes liés à des achats au prix exorbitants ou voyages indiquant un style de vie luxueux

    Les pensions alimentaires pour enfants et pour conjoint sont aussi des questions fréquentes et tumultueuses dans les affaires de divorce. Bien que la Californie ait une formule de référence pour la pension alimentaire des enfants et pour la pension alimentaire temporaire pour époux, les parties se retrouve fréquemment dans de longue et lourde bataille juridique a lorsque l’un des époux ou les deux ne montrent pas leur véritable revenu. Cela arrive surtout si l'un ou les deux ont des professions libérales. Les avocats, plutôt que de se fier strictement au revenu révéler par l'époux, tentent souvent de pointer le doigt sur ces dépenses extravagantes de sorte à prouver que l'époux est en mesure de payer une pension mensuelle au profit de leur client sans s’endetter. Ainsi, si vos publications font état d’achats ou de voyages coûteux, vous pouvez être sûr que l’avocat adverse exposera ces publications au juge pour mettre en évidence que vous minimiser vos revenus. Encore une fois, il est préférable de ne pas partager ce type de publication.

    4. Postes avec de nouveaux partenaires qui peuvent irriter votre conjoint et rendre le règlement amiable difficile

    Ce n'est un secret pour personne : les parties en instance de divorce sont chargées d'émotion et ce trop plein d’émotions peut avoir de lourdes répercussions sur leurs prises de décisions. L’objectif de tout litige devrait être d’en sortir de la manière la plus économique et la moins douloureuse possible. Si vous commencez à publier sur les réseaux sociaux votre nouvel amour et à quel point vous êtes heureux d'avoir trouvé « quelqu'un qui vous rend heureux », vous pouvez être sûr que votre futur ex-partenaire, lui, ne sera pas si heureux de cela. Les époux dont les émotions sont méprisées deviennent de redoutables opposants durant le litige. Par conséquence, votre cas peut devenir plus difficile et vous risquez de dépenser beaucoup plus d'argent si votre conjoint est en colère contre vous. En bref, Gardez votre nouvel amoureux hors de vos réseaux sociaux et demandez-lui de faire de même le temps de finaliser le divorce.

    5. Publications désagréables à propos de votre conjoint

    Enfin, ne postez pas de commentaires négatifs à propos de votre futur-ex, même indirectement. Tout utilisateur de réseaux sociaux est familier avec les blagues (les mêmes) sur les ex. Éviter de les partager avant la finalisation du divorce.

    Premièrement, comme indiqué ci-dessus, un adversaire en colère fait monter le coût du litige. Deuxièmement, s'il y a un problème de garde, le tribunal ne verra pas d’un œil positif le fait qu’un parent critique publiquement l'autre parent, principalement vis à vis de l'enfant qui comme tout utilisateur peut facilement avoir accès à vos publications.

    La meilleure approche consiste à faire très attention sur les réseaux sociaux. Comprendre que vos messages peuvent être utilisés contre vous dans toute procédure de divorce. Faites preuve de discernement lorsque vous publiez quelque chose, en gardant à l’esprit que vous souhaitez vous présenter comme un bon parent ayant un mode de vie raisonnable.


    Marina Manoukian

    Pour des conseils spécifiques sur la manière de naviguer dans les eaux agitées du divorce, veuillez contacter Marina Manoukian, avocate chez Adli Law, PC.

    Cet article est une traduction de l’article original publié sur www.law.com.


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